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L’industrie française du non-coté ambitionne de nourrir encore plus les projets de croissance des entreprises.
Objectif : attraper l’Allemagne en matière d’ETI.

Lien web : www.franceinvest.eu

« La France dispose de l’industrie du capital-investissement la plus dynamique d’Europe. Il s’agit d’un formidable atout qui doit lui permettre de compter autant d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) que l’Allemagne d’ici à 10 ans »,

affirme Olivier Millet, président sortant depuis juin 2018 de France Invest et membre du directoire d’Eurazeo. Une telle affirmation peut surprendre, d’autant qu’à ce stade, on compte environ 2 fois plus d’ETI outre-Rhin. Dès lors, où une telle conviction puise-t-elle ses fondements ?

Un premier élément de réponse se trouve dans les statistiques d’investissement. En 2017, les sociétés de gestion membres de France Invest ont déployé 14,3 milliards d’euros dans plus de 2 100 entreprises (toutes tailles confondues). Soit environ 2 milliards de plus qu’un an auparavant.

« Nous devrions rester sur une tendance équivalente au 1 er semestre 2018, anticipe Olivier Millet. Nous avons vu se concrétiser un nombre de transactions incroyable, permettant aux entreprises de porter plus avant leurs projets de transformation. »

L’association officialisera le 10 octobre les chiffres pour la première moitié de l’année en cours, mais déjà nombre d’observateurs confirment la tendance… Cela étant, le déploiement des investissements ne saurait, en soi, être le seul facteur
favorisant l’émergence en masse d’ETI dans l’Hexagone. Faut-il également que ce mouvement s’insère dans une dynamique globale et que toutes les conditions soient réunies pour qu’elles trouvent leur place dans le panorama économique. A ce titre, une étude récente de GE Capital indiquait que les PME françaises, bien que 2 fois plus nombreuses que leurs homologues allemandes ou britanniques, affichent un chiffre d’affaires 2 fois moindre, en moyenne. « Les PME espagnoles financées par les fonds d’investissement sont pour leur part 2 fois plus ouvertes à l’international que leurs homologues françaises », pointe aussi
Olivier Millet. Voici donc ce sur quoi misent les investisseurs : il existe un vivier d’entreprises dont la progression peut aller croissant.

Il faut accélérer.

« Nous détenons tous les leviers nécessaires au développement des ETI en France. Si les entrepreneurs américains reçoivent en moyenne 10 fois plus de fonds que leurs homologues français, les habitudes de dialogue entre le capital-investissement et les entreprises tricolores sont aujourd’hui établies. Il faut simplement accélérer »,

affirme celui qui vient également d’intégrer le conseil exécutif du Medef comme représentant de France Invest.

A cet égard, la fin de l’ISF se révèle être un facteur déclenchant. Selon l’investisseur, nombre de dirigeants de PME hésitaient encore récemment à enclencher la vente de leur société pour éviter de tomber sous le coup de cet impôt. Ce qui constituait, de facto, un frein à la constitution de groupes par agglomération de PME (une stratégie qualifiée de « build-up », que les fonds de capital-investissement utilisent pour aider leurs participations à devenir des leaders dans leur domaine). Et en l’espèce, beaucoup attendent de nouvelles mesures allant dans ce sens au moment de l’adoption du projet de loi Pacte.

Autre élément majeur à prendre en considération : avec davantage de fonds propres à leur disposition, les « futures ETI » se trouvent davantage en mesure d’assurer leur internationalisation – notamment le financement de leurs exportations – et d’attirer les talents, souvent plus séduits par les grands groupes.

Et Olivier Millet de conclure : « Le rôle du capital-investissement, c’est de fabriquer des ETI, car la croissance est consubstantielle à notre activité. »