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A la tête de Visiativ, Laurent Fiard guide les entreprises dans leur transformation digitale. Il en connaît les atouts comme les écueils.

 

Objectif ETI : La transformation digitale est le métier de Visiativ. Comment y êtes-vous venus ?

Laurent Fiard : L’histoire de Visiativ remonte à un peu plus de 30 ans, mais nous avons négocié un virage important en 1997, lorsque nous avons racheté l’entreprise à sa maison mère. Cela étant, notre projet a véritablement démarré en 2009 autour d’une idée-force : l’entreprise du futur sera collaborative et disposera d’outils permettant de transformer ses systèmes et de s’ouvrir vers ses clients et ses partenaires.

 

Objectif ETI : Comment cela est-il concrètement possible ?

LF : Il faut surtout garder à l’esprit qu’une entreprise ne peut se transformer qu’avec et grâce à ses collaborateurs. C’est la condition sine qua non pour faire aboutir des projets transversaux. Ensuite, il est nécessaire de mesurer à quel point un projet de transformation digitale s’inscrit dans ses ambitions de développement et, surtout, ne pas confondre celui-ci avec le simple déploiement d’un site web, d’une marque employeur visible sur les réseaux sociaux, etc. S’engager dans cette voie, c’est placer le digital au centre de la stratégie. Concrètement, il s’agit d’utiliser des technologies disruptives à des fins d’amélioration de la croissance et/ou de la compétitivité.

 

Objectif ETI : Quels sont les écueils à éviter ?

LF : Avant tout, pour qu’une transformation digitale soit gagnante, il faut qu’elle soit décidée par le comité de direction, tout en étant accompagnée par des collaborateurs impliqués sur le projet. Le sujet, collaboratif et collectif par essence, doit être porté et accompagné par des ambassadeurs en interne. En parallèle, il faut se demander ce que le digital permettra de transformer dans le processus de création de valeur, et non pas tomber dans le piège qui consiste à uniquement prendre des outils afin de se transformer.

Tant qu’on n’a pas répondu à cette question-là, je ne suis pas persuadé qu’il y ait un quelconque intérêt à s’engager dans un processus de transformation digitale. Ensuite, et seulement ensuite, une fois que les idées sont clairement posées, il est possible de voir comment les mettre en application.

 

Objectif ETI : En quoi la transformation digitale est-elle bénéfique ?

LF : D’une part, on n’a pas le choix : c’est darwinien ! D’autre part, inscrire son développement dans une logique “d’entreprise – plateforme” permet de créer du lien entre les salariés et les clients, et donc d’enclencher une dynamique favorable. Une fois ces considérations entendues, il est possible de chiffrer la portée d’une transformation digitale, selon la nature des projets affectés par ce changement. Lorsqu’il s’agit de réinventer un service clients pour le proposer en mode 24h/24, ou encore de restructurer les modes de vente de pièces détachées, par exemple, on peut en mesurer les conséquences sur la croissance du chiffre d’affaires. Là où c’est moins évident, c’est lorsqu’il s’agit de faire évoluer des processus en interne ou des solutions opérationnelles. Cela étant, comme le digital permet plus de traçabilité, il deviendra de plus en plus possible d’évaluer la création de valeur, même dans ces circonstances.