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Big Mamma (2/2) : « L’enjeu, c’est vraiment de continuer à bien communiquer en interne »

 

Suite de l’entretien avec Elsa Fournier-Darquier, DRH de Big Mamma. Pour retrouver la première partie de l’interview, cliquez ici.

Quelles sont les valeurs de l’entreprise et comment les faire vivre au quotidien, dans un contexte aussi mouvant[1] ?

Big Mamma est une entreprise humaniste dont le rôle est d’anticiper l’avenir et de garantir la pérennité, le but est vraiment de durer.

Dans le détail, les valeurs de Big Mamma, c’est d’abord l’esprit d’équipe, l’excellence, l’authenticité, et enfin l’entrepreneuriat. Définir ce socle de valeurs a été absolument fondamental, particulièrement quand on se développe vite. Il faut être sûr que chacun adhère à ces ambitions et les vive au quotidien pour que ça tourne.

Lorsqu’on recrute de nouveaux profils, on teste d’ailleurs beaucoup plus leur personnalité et leur faculté d’adaptation à ces valeurs plutôt qu’aux compétences seules. Et ensuite dans les parcours de carrière on a créé une école interne qui permet aussi de faire vivre au quotidien les savoirs et savoir-être. On discute enfin de ces valeurs dans des réunions mensuelles dédiées, pour voir comment elles se déclinent dans les faits.

 

Vous étiez chez L’Oréal auparavant, qu’avez-vous amené comme pratiques du grand groupe ?

Clairement, la structuration de la gestion des talents, avec notamment les critères d’évaluation, et les rituels RH mensuels. Le recrutement est devenu plus structuré et professionnalisé. On a diversifié nos sources de recrutement pour aller chercher les talents où ils se trouvent, mais on a également changé nos manières de faire passer les entretiens. Les processus sont encadrés, plus efficaces, le but est vraiment de bien découvrir les personnalités pour ne pas faire d’erreurs.

L’autre aspect que j’ai amené de mon expérience a aussi été de fédérer les équipes et de les faire réfléchir ensemble à des sujets de fond, sur la vision, la mission, les enjeux, lors de séminaires à l’extérieur de l’entreprise, avec des experts, coachs RH qui viennent nous aider. L’idée est vraiment de dépasser une vision court/moyen-termiste pour construire l’entreprise de demain et garder le bon cap.

 

Et qu’avez-vous conservé du côté start-up ?

La rapidité d’action ! On a réussi malgré le nombre, les défis, la croissance, à conserver cette réactivité sur tous les sujets.

On continue aussi d’appliquer le fameux « test and learn » si cher aux startups, on essaie sur des petits volumes, une seule structure, sans avoir peur de l’échec et ensuite on voit si ça marche. Si c’est le cas, on élargit le dispositif à l’ensemble de l’entreprise.

Enfin on a gardé cette culture d’organisation assez verticale, avec une vraie proximité entre les équipes et la direction, et le côté « main à la pâte » est aussi encore très vrai, on a une grande solidarité ici, ça n’est pas toujours le cas dans les grandes structures qui fonctionnent beaucoup en silos.

 

Quels sont les nouveaux enjeux de Big Mamma en RH ?

L’enjeu, c’est vraiment de continuer à bien communiquer en interne, nos valeurs, nos résultats, nos défis, pour embarquer les équipes et garder les objectifs en tête. Pour cela il faut avoir un middle-management solide capable de continuer à incarner ces valeurs et à les transmettre. Réussir à partager ces ambitions et cette culture d’entreprise, c’est absolument fondamental quand on devient grand…

 

[1]L’entreprise est passée de 70 à 750 salariés en France en 4 ans (voir Partie 1/2).