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ETI, ouvre-toi !

Si leur stabilité est un atout vis-à-vis des banques, les Entreprises de Taille Intermédiaire gagneraient à ouvrir davantage leurs portes pour se saisir d’expériences ou expertises permettant de les aider à se développer.

Frederic Paulic est le Directeur Général Adjoint de la Socorec, société de financement dédiée au commerce coopératif et associé. Son expérience en tant que responsable du financement des entreprises à la Fédération Bancaire Française, apporte un regard éclairé sur la capacité des ETI à se tourner vers des experts extérieurs pour accélérer leur croissance.

 

Objectif ETI : Qu’avez-vous constaté concernant les capacités de financement des ETI ?

Frederic Paulic : Globalement les ETI étant des entreprises assez résilientes, stables car familiales, elles ne rencontrent pas vraiment de difficultés pour se financer.

Elles ont d’ailleurs principalement recours à trois types de financement, dans cet ordre : le prêt bancaire, l’autofinancement et enfin le financement obligataire. Aujourd’hui la part du crédit bancaire diminue, alors que les deux autres augmentent. Les ETI ont notamment recours au financement obligataire, notamment au Placement Privé (du type Euro PP) car elles cherchent la maturité longue et des remboursements in fine. Ce genre de financement est donc intéressant pour elles.

Objectif ETI : Que manque-t-il aux ETI pour prendre définitivement leur essor ?

FP : Les ETI manquent parfois d’experts de l’extérieur, en droit international notamment. Des juristes internationaux pourraient en effet les aider dans la structuration des montages financiers, afin de s’engager plus aisément dans une démarche à l’export et leur permettre un meilleur développement naturel pour ces entreprises en forte croissance.

Il est vrai que le côté familial présente de grands avantages en termes de stabilité et de gouvernance, ce qui rassure les banques comme l’ensemble des financeurs, mais on constate encore des freins dans certaines ETI qui peinent à se développer de manière structurée dans tous les domaines, qu’ils soient relatifs au droit international, à l’innovation, ou encore à la transformation digitale. Les ETI doivent s’ouvrir aux expertises extérieures pour conquérir de nouveaux marchés et poursuivre leur croissance.

Objectif ETI : Comment les aider à se structurer davantage ?

FP : Les ETI pourraient prendre exemple sur des partages d’expérience parfois réalisés entre startups et grands groupes. Les startups s’appuient sur des méthodes ou des processus développés et bien structurés dans les grandes entreprises, tandis que dans le même temps, ces dernières se nourrissent du dynamisme et de la réactivité des jeunes pousses. Les ETI devraient elles aussi pouvoir s’imprégner des méthodes de leurs aînés par exemple, pour asseoir leur développement et oser davantage.

Objectif ETI : Que constatez-vous du côté des PME en croissance, que font-elles de leur potentiel ?

FP : Le premier élément qui peut permettre de répondre à cette question, c’est une autre question, celle qui est toujours posée aux entrepreneurs dans les différents baromètres cités par les médias : En tant que chef d’entreprise, comment considérez-vous votre moral ?Ou bien encore, Diriez-vous que vous êtes optimiste ?L’existence de la question implique en elle-même un problème.

En effet, les entrepreneurs peuvent manquer d’optimisme en raison de certains freins administratifs, fiscaux, juridiques qui peuvent les contraindre. Nombre d’entre eux sont effectivement découragés à l’idée de se développer dans un environnement où les effets de seuil ajoutent de nombreuses contraintes à leur croissance.

Le potentiel des PME est donc parfois quelque peu sacrifié sur l’autel de nos pesanteurs nationales. La loi PACTE  apporte de la simplification, mais il faut accélérer dans ce sens afin de lever au plus vite ces barrières et d’inciter les entrepreneurs à redevenir ambitieux.