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Bretagne Ateliers : l’ETI qui donne du sens à l’action (2/2)

Avant de découvrir la seconde partie de l’interview de Daniel Lafranche, Directeur Général de Bretagne Ateliers, retrouvez la première partie de l’entretien ici.

Les entreprises sont assez frileuses concernant l’emploi de personnes en situation de handicap, elles préfèrent souvent s’acquitter de contributions à l’Agefiph, plutôt que de respecter des « quotas », quels conseils pourriez-vous leur donner pour vaincre leurs a priori ?

Le conseil principal en la matière, c’est de toujours croire en l’homme. Si vous identifiez les compétences et que vous faites correspondre le poste, au talent de la personne, c’est un vrai gage de réussite. Il faut ensuite entretenir ces potentiels en formant les équipes sur des postes plus sophistiqués. Il est donc nécessaire de sélectionner puis accompagner les personnes.

Tout cela, c’est transposable à n’importe quelle entreprise, cela repose sur la confiance, mais aussi sur le droit à l’erreur et in fine, cela paye ! Les résultats sont là.

 

Que retirez-vous de votre expérience dans l’entreprise ? Humainement, professionnellement…

Après plus de 20 ans au sein de l’entreprise, ma grande satisfaction c’est de descendre dans l’atelier et de voir les salariés heureux.  Je peux me targuer du meilleur taux de sourires au m2 ! C’est cette atmosphère qui est motivante et qui fait que l’on donne un sens à notre action.

Voir ces gens, qui ont des parcours de vie difficiles, avec des fragilités, travailler, et être investis dans leur mission, c’est réconfortant.  Ce qui est satisfaisant également, c’est que sur la durée, nos clients restent et nous les considérons d’ailleurs comme de vrais partenaires. PSA par exemple, l’un de nos clients historiques, nous accompagne vraiment et nous soutient dans notre démarche.

 

Comment vous voyez Bretagne Ateliers dans 5-10 ans ? Le grand groupe vous fait rêver ?

L’ETI c’est satisfaisant mais cela amène quelques difficultés. Aujourd’hui nous bénéficions de peu d’aides. C’est donc un gros challenge pour nous de lever des fonds pour suivre ce mouvement ou trouver d’autres moyens de financement. Il va falloir faire bouger les choses.

D’autant que nous devons continuer à investir, digitaliser l’entreprise etc. et cela ne se fera pas sans investissements…

 

Qu’est-ce qui demeure pour vous un frein en France ? Une règle que vous aimeriez changer ?

Je dirais que c’est le pendant de la question précédente, lorsqu’on passe certains seuils, on n’a plus droit aux mêmes aides, or on a besoin de fonds pour continuer à investir et être performants. Quand je vois que nous n’avons pas été éligibles pendant quatre ans au CICE alors que d’autres entreprises, ont reçu ce type d’aides, cela me heurte… Nous, nous sommes soumis à la concurrence et nous avons besoin de fonds pour continuer à être performants.

 

Quel(s) conseil(s) vous donneriez à une entreprise qui croît, pour accélérer encore davantage ?

Toujours croire aux hommes d’aujourd’hui et de demain, pour mobiliser toute l’entreprise et lui donner du sens. Dans certaines grandes entreprises, les gens sont bien payés, mais ils ne sont pas enthousiastes, ne trouvent pas de sens à ce qu’ils font. Ce sont dans ces entreprises que le taux de grimaces au mètre carré est très élevé !

L’entreprise du futur ne pourra pas se passer du sens redonné à l’action.