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La Normandise (2/2), une ETI au cœur de son terroir et au-delà !

Retrouvez la première partie de cette interview ici

  1. La Normandise, c’est une histoire très ancrée à votre région, pouvez-vous nous en parler ?

Le nom de l’entreprise vient de la construction entre Normandie, bien sûr, et gourmandise. Ce nom qui rappelle nos origines françaises et notre terroir local, c’est un vrai facteur de réussite à l’international. Nous exportons dans 70 pays, et partout, la Normandie, terre du débarquement, évoque des souvenirs et images. C’est un atout incroyable.

L’avantage de cette région, c’est vraiment à la fois sa situation incroyable, dans l’axe sud-européen de communication, au plus près de nos clients pour exporter, mais aussi sa proximité avec fournisseurs et main d’œuvre. Nous pouvons donc nourrir les chats du monde entier !

Nous œuvrons aussi activement au sein de notre territoire d’industrie, parmi les 136 territoires créés par le gouvernement[1]. On essaye donc de développer la logique du premier de cordée. Il est vrai que nous avons une région riche d’industries avec beaucoup d’émulation, y compris en matière d’emplois industriels.

Cet ancrage local en tout cas est très important pour nous, car il permet de continuer à amplifier notre réseau et créer des synergies entre entreprises.

 

  1. Vous employez aussi une soixantaine de personnes en situation de handicap, comment cela se passe-t-il ?

Nous avons noué très rapidement des partenariats avec des ESAT et avons dédié certaines lignes et machines aux travailleurs en situation de handicap. Les taches qui leur reviennent sont adaptées aux capacités de chacun et le moins que l’on puisse dire c’est que la productivité est au rendez-vous, et pas seulement… L’effet sur les autres travailleurs et d’une manière générale, dans l’entreprise, est assez incroyable. Il se dégage une grande sérénité dans le travail, de la bienveillance, voire une certaine résilience.

 

  1. Quels ont été vos derniers challenges ? Et les prochains ?

Je dirais qu’ils sont doubles.

Développer nos marques propres face à de très gros groupes c’est dur… Un vrai challenge !

L’autre défi c’est d’aller vers d’autres pays et ça n’est pas toujours évident dans le monde dans lequel on vit, et avec les nouvelles tensions commerciales. La Chine, l’Iran, ce sont des marchés porteurs, mais compliqués à infiltrer dans le contexte géopolitique actuel.

J’ai même l’impression que c’est plus difficile qu’il y a 20 ans…

Sur le bio, nous avons été les premiers à en faire, dès 2002. En France, le cahier des charges officiel sur les normes bio est apparu en 2004 et mon père a participé à son élaboration. Le bio représente 5% de notre CA aujourd’hui. Il permet d’entrer dans d’autres pays qui en sont friands, comme la Corée du sud et le Japon. Ces pays savent que nous sommes bons dans le domaine.

 

  1. On parle beaucoup de start-ups, de grands groupes, et très peu d’ETI… Pourquoi selon vous ?

J’aimerais qu’on en parle un peu plus en effet, le concept est apparu tardivement et c’est sans doute une des premières raisons de leur manque de reconnaissance. C’est bien d’avoir créé une catégorie.

De mon côté, je me sens quand-même plus proche d’une PME que d’un grand groupe. Et je ne me vis pas comme un « patron » …

 

  1. Quelle règle aimeriez-vous voir changer ?

On applique aux ETI les mêmes règles administratives et fiscales que pour les grands groupes et c’est parfois dur à gérer. On connait les fameux « effets de seuil » : quand tout arrive à 250 salariés, c’est sûr que cela freine certains dirigeants à croître.

Cela étant, certaines contraintes se trouvent aussi dans la tête des entrepreneurs ! Il faudrait peut-être davantage de pédagogie sur ce qui se passe au-delà d’un seuil… Cela rassurerait les chefs d’entreprise.

 

  1. Un conseil à donner pour un entrepreneur de PME qui croît ? Y a-t-il des étapes à ne pas rater et/ou des choses indispensables à savoir ou à faire ?

Il faut lever ses propres barrières psychologiques…  Faire du réseau, régional notamment, que ce soit dans des réseaux Entreprendre, des syndicats, c’est important.

Enfin, il est indispensable d’aller voir ailleurs ! Sortir de l’entreprise. Le dirigeant est le meilleur des ambassadeurs de son groupe, et quand on a des problèmes, des questionnements, rien ne vaut de les exposer à d’autres dirigeants dans la même situation !

 


[1]https://www.entreprises.gouv.fr/secteurs-professionnels/territoires-d-industrie