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Waterair, J’peux pas, j’ai piscine !

L’été est fini, vive l’été indien ! Idéal pour plonger dans la success story alsacienne de Piscines Waterair, l’entreprise française qui a réussi à devenir le leader européen de la piscine en kit depuis plus de 45 ans d’existence. Entretien avec Jacques Braun, son président.

 

L’entreprise existe depuis 1972, aujourd’hui vous êtes présent dans 29 pays, vous comptez près de 320 salariés et réalisez près de 60 millions de CA, pour croître de cette manière-là et aussi vite, quel a été votre secret ? Et la décision stratégique la plus marquante ?

Nous sommes en effet fiers d’être aujourd’hui devenus le leader européen de la piscine en kit ! Nous avons à notre actif un éventail de trois types de produits ou services offerts, de la vente de piscines familiales, à celle d’équipements et d’accessoires, en passant par la rénovation.

Derrière cette réussite, honnêtement je ne veux parler de secret, mais surtout de travail et tout de même, quelques principes :

  • L’entreprise doit être utile à ses clients, on doit rendre un service adapté. Il faut toujours comprendre ce que veulent les clients et soigner la qualité.
  • Il faut raisonner pérennité avant de raisonner taille… On est tous shootés à la croissance or, le plus important c’est d’avoir un modèle solide et durable.
  • Nos collaborateurs doivent être épanouis, ce qui fait la différence, c’est la qualité des équipes et les gens ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes que s’ils sont bien dans leur environnement de travail.
  • Nous devons toujours chercher à nous différencier de la concurrence. Sinon, le seul argument devient le prix et le prix est toujours un mauvais argument !

 

Votre entreprise est en quelque sorte une entreprise familiale. Comment êtes-vous arrivé dans la partie ?

 Il s’agissait de l’entreprise d’André Cholley, qu’il avait fondée en 1972. Je l’ai rejoint en 1988, puis ai racheté la société en 2002.

Aujourd’hui je détiens 80% du capital. On peut dire qu’il s’agit d’une forme d’entreprise familiale car elle est dirigée par son actionnaire majoritaire.

Concernant sa transmission à l’un de mes enfants – j’en ai 3, entre 15 et 25 ans -, j’essaierai d’être lucide et d’appliquer ma règle d’or, à savoir, choisir une personne compétente et motivée. Être la fille ou le fils d’une famille est un atout mais cela ne fait pas tout !

 

En quoi votre ancrage local dans le Grand Est est-il important ?

L’Alsace est d’abord une terre de traditions, de culture et d’ouverture à l’autre. La vallée du Rhin est par ailleurs une terre de commerce et d’industrie.

On bénéficie ensuite d’excellentes formations. Et pour finir, on a un vrai goût et un certain talent pour améliorer notre habitat au sens large, avec beaucoup de leaders dans la cuisine, les volets etc.

La région est donc extrêmement porteuse !

 

Vous êtes très tournés vers l’international, 29 pays servis, 3 filiales, comment vous y êtes-vous pris ? Depuis quand ? Quelles ont été les grandes étapes pour réussir ce passage ?

Là-dessus, il faut garder de l’humilité et du bon sens. Il a d’abord fallu examiner quels sont les pays aptes à recevoir notre offre, puis y chercher des concessionnaires.

Quand on est tombés sur des marchés importants, on y a créé une filiale. On y est donc allés étape par étape, sur ce chapitre, je crois très peu au big bang !Il faut mettre un pied devant l’autre…

Ma vision de chef d’entreprise était d’augmenter le rayonnement du groupe. Quand je suis arrivé, on était dans une période d’avant crise de 2008 et les marchés sud-Europe étaient très dynamiques. Ils ont ensuite connu une crise financière puis une crise de leurs dettes publiques et enfin des récessions très fortes, on a donc reculé fortement à l’export. Ça n’est que depuis peu, que nous revenons à un processus de redéploiement international.

 

Quels ont été vos derniers challenges ? Et les prochains ?

Le 1er : quand je suis arrivé, en 1988 a été de reprendre en main une distribution et de faire de la vente directe. Nous avons aujourd’hui 120 commerciaux en France qui vendent directement nos produits et services aux particuliers. Et nous avons créé notre première boutique internet pour accessoires en 1999.

 

J’ai la conviction que les années à venir seront encore différentes, et la vision que je porte c’est que réussir au 21ème siècle, cela passe par :

  • La garantie de la satisfaction client
  • La performance économique
  • L’épanouissement des collaborateurs
  • Le développement durable, qui, combiné au numérique, constituent deux révolutions qui vont structurer nos prochaines actions.

Concrètement on a lancé il y a deux ans une couverture solaire, qui en plus des fonctions classiques d’une couverture de piscine, permet de chauffer gratuitement l’eau grâce à l’énergie solaire. Et nous nous sommes lancé dans l’internet des objets en proposant un analyseur connecté pour faciliter l’entretien. Une vraie révolution !

 

 

On parle beaucoup de start-ups, de grands groupes, et très peu d’ETI… Pourquoi selon vous ?

On a encore besoin de médiatisation en effet … Quand on voit le nombre encore restreint d’ETI en France : 4600 seulement, on peut se demander pourquoi. La réponse vient probablement de certaines décisions politiques mortifères : comme les droits de succession, et d’autres encore.

Aujourd’hui pourtant, ces entreprises qui sont celles des régions, créent de l’emploi et protègent les salariés. Le mouvement des gilets jaunes rappelle l’abandon des territoires et la solution ne se fera pas sans un mouvement d’ampleur.

Quant aux startups, elles véhiculent un fantasme de réussite, or malheureusement elles ne sont pas toujours durables, ni locales.

Les ETI ont donc encore de beaux jours devant elles !