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Sothys : cosmétique et authentique à la fois !

Frédéric Mas, président Groupe Sothys

À l’origine, un institut de beauté situé au 128 rue du faubourg Saint-Honoré. Aujourd’hui, une marque implantée dans près de 120 pays, riche de 530 collaborateurs et réalisant 55 millions d’euros de chiffre d’affaire. Malgré une croissance forte et une notoriété qui n’est plus à faire, le Groupe Sothys fait partie des ETI familiales qui ont conservé leurs valeurs humaines… et une partie de leur cœur en Corrèze. Entretien avec son authentique président Frédéric Mas.

Comment est née l’aventure du Groupe Sothys ?

Sothys (ndlr : nom emprunté à l’étoile SIRIUS, référence à la déesse égyptienne de la beauté) a été créé en 1946 à Paris, par le Dr Max Hotz. Il s’agissait d’un institut de beauté dans lequel il proposait des produits fabriqués à partir de ses propres formules.
Quelques années plus tard en 1966, mon père, Bernard Mas, rachète l’enseigne et la développe progressivement. Il construit d’abord une première usine en 1971, puis s’ouvre à l’international, et enfin il créé nos marques complémentaires Bernard Cassière en 1991 et Beauty Garden en 2014.
Dernière pierre à l’édifice : les jardins Sothys, un site écotouristique dans le village d’Auriac en Corrèze, où nous cultivons des plantes qui contribuent à la confection des produits.

Aujourd’hui, où en est Sothys ?

C’est toujours un groupe familial ! Nous travaillons à développer l’entreprise ensemble avec mon frère Christian.
Nous avons constitué un réseau de distribution accompli, à destination des professionnels de l’esthétique. Nous mettons à leur disposition des produits cosmétiques mais pas seulement : nous conseillons ces professionnels et les formons à l’utilisation des produits. La marque Sothys est également présente dans les spas, hôtels et instituts les plus prestigieux au monde.
Enfin, nous sommes présents dans 120 pays. Notre ADN international est donc très fort, mais la proximité reste essentielle avec nos collaborateurs.

Votre expansion à l’international date de 1976, comment avez-vous réussi à conquérir les différents pays, quelle a été votre démarche ?

À travers le développement de partenariats et la création de filiales, nous avons réussi à internationaliser Sothys. Mon père a commencé assez simplement par la Belgique, puis s’est dirigé vers l’Europe, l’Asie et les États-Unis. Un pied après l’autre…
Nous avons aussi tissé des liens forts avec les distributeurs de Sothys partout dans le monde. Ils écrivent également l’histoire de l’entreprise, et reflètent bien son atavisme familial… Dans certains pays (Hong-Kong, Taiwan, Nouvelle-Zélande, Irlande), la distribution de notre marque est assurée de père en fils, ou de mère en fille… nous en sommes particulièrement fiers.

Quelles sont les valeurs du groupe ?

D’abord la proximité et la confiance vis-à-vis de nos partenaires… C’est grâce à notre réseau de distributeurs, entreprises souvent elles-mêmes aussi familiales, que nous pérennisons notre histoire et que de belles histoires s’écrivent sur le socle de valeurs communes. Le vrai secret réside dans la qualité des relations entre les hommes. Nous développons des liens de confiance durable, apportant de la stabilité dans le temps.
Nous avons ensuite à cœur de fournir un travail bien fait, de qualité, de la conception jusqu’à la commercialisation. Cette démarche de qualité est possible, car nous avons intégralement la main sur toutes ces étapes de réalisation.
Enfin, l’engagement des collaborateurs est important, c’est aussi cela la véritable force de l’entreprise.

Quel est le dernier défi que le groupe Sothys a relevé ? Et les prochains ?

Le dernier défi relevé a été la transmission de l’entreprise de mon père à ses fils, car les enjeux de gouvernance sont essentiels dans la vie d’une entreprise. C’est une mission accomplie aujourd’hui, même si notre père n’est jamais loin !
Concernant les défis à venir, le développement durable fait partie de nos préoccupations majeures, j’allais dire évidemment, mais cela va au-delà des poncifs. Nous travaillons au renforcement de nos engagements et de nos actions en matière d’éco-conception. Nous avons adhéré à la charte Éco-emballages et nous appartenons aussi au réseau Lien Entreprises Durables, qui accompagne les sociétés afin de remettre l’homme et la planète au cœur des mécanismes de prise de décision.
Par ailleurs, nous souhaitons également encourager l’emploi en Corrèze. C’est d’ailleurs une des raisons d’être de nos jardins Sothys, ils emploient aussi localement et c’est fondamental pour nous de contribuer au dynamisme de la région de ce point de vue-là.

Y a-t-il des règles que vous aimeriez voir changer pour les ETI ?

En soi, il n’y a pas particulièrement de règles contraignantes liées à l’appartenance à cette catégorie précise. Au contraire ! Le fait d’appartenir à cette catégorie nous permet d’être en contact avec d’autres ETI et de partager nos expériences, ce qui est très positif… Grâce au club ETI de la région Nouvelle Aquitaine, nous avons pu bénéficier de témoignages constructifs d’entreprises très différentes dans leurs métiers et approches mais avec pour point commun cette région et l’ETI ! Je ne crois pas qu’il faille s’arrêter aux contraintes réglementaires des ETI ou des entreprises d’une manière générale…

D’ailleurs, je ne peux pas dire que je nous considère exclusivement comme une ETI, je dirais plutôt que nous sommes une PME qui a bien grandi ! Et cette transition n’est pas toujours facile à opérer. Jusqu’à peu, tout le monde se connaissait, les rapports étaient directs et simples. Aujourd’hui, nous avons une taille plus importante et cela ne nous permet plus totalement de connaitre l’ensemble des collaborateurs ainsi que nos interlocuteurs. C’est peut-être ça au fond le défi des ETI…

Avez-vous des conseils à donner aux entrepreneurs dont les sociétés sont en train de croître ?

L’attention doit être portée sur le management au sens large. Il faut trouver un système managérial qui conserve et transmette les valeurs de l’entreprise, tout en impliquant les collaborateurs, qui pourront à leur tour véhiculer les bons messages. Et c’est très important d’être en mesure d’amener chacun à se découvrir professionnellement et de lui permettre de se révéler dans l’entreprise.

Cela rejoint la réponse que je donne lorsque l’on me questionne sur les ambitions de croissances de Sothys. Je dis toujours : Le principal n’est pas simplement de grandir… mais de grandir bien ! La croissance est un moteur, mais la vision que nous avons sur le long terme est encore bien plus importante.