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Groupe Monin : une success-story loin d’être édulcorée (1/2)

Olivier Monin, président du Groupe Monin

L’aventure des sirops MONIN a vu le jour en 1912 au cœur du Berry. Créée par Georges Monin, alors commerçant dans les vins et spiritueux à Bourges, l’activité s’est progressivement développée pour se tourner vers la vente de liqueurs et sirops. Cent ans plus tard, le leitmotiv historique « La passion de la qualité » anime toujours Olivier Monin, petit-fils du fondateur et aujourd’hui Président de l’entreprise familiale. Partie 1

Comment est née l’aventure des sirops Monin ?

Le Groupe MONIN est véritablement né après la période de gel engendrée par la Grande Guerre. Au départ, Georges Monin, mon grand-père, était surtout un négociant en vins et spiritueux avec une forte appétence commerciale. Jusqu’au jour où il a décidé de fonder sa propre distillerie.

C’est en 1945, que mon père, Paul Monin, a pris les rênes de l’établissement à son retour de la guerre. Pendant 40 ans l’entreprise s’est développée, de locale à régionale, avant de devenir nationale, puis internationale, dans les pays européens voisins. Après les 30 Glorieuses, le commerce n’était plus aussi florissant. En 1986 un troisième exercice déficitaire consécutif a manqué de peu de convaincre mon père de vendre l’affaire. À cette époque, je travaillais comme analyste financier au Crédit Agricole de Chicago, je n’ai pas hésité et ai décidé de rentrer immédiatement à Bourges.

Aujourd’hui, le cap des 300 millions d’euros de chiffre d’affaires est franchi. La « MONIN Family » se compose de 750 collaborateurs et la production est répartie entre 5 sites à travers le monde : aux États-Unis, en Chine, en Malaisie et 2 en France, dont une nouvelle usine à Bourges, notre siège social.

D’un petit commerce familial à une ETI qui distribue sa production dans 150 pays et affiche une rentabilité à 2 chiffres… Comment en êtes-vous arrivé là ?

L’export représente aujourd’hui près de 80% du CA… Mais ça n’a pas toujours été le cas !

À mon arrivée en 1986, la situation était compliquée car l’entreprise n’était plus rentable. L’urgence était de faire tourner l’outil de production et nous avons commencé par embouteiller du pastis et des sirops premier prix. Le marché français étant saturé par Teisseire et Berger, il nous est venu alors l’idée de créer de la demande là où il n’y en avait pas encore… en nous exportant à l’étranger !

Au départ, nous proposions des sirops classiques puis nous nous sommes rapprochés des professionnels, notamment des associations de bartenders dans les pays scandinaves, en proposant des produits de type liqueurs sans alcool. Nous reproduisions les mêmes parfums que certains cocktails alcoolisés. Cependant nous étions bien moins chers car dispensés des taxes. Puis nous avons mis le cap sur l’Europe, de manière plus globale, puis l’Asie.

C’était un véritable challenge mais nous n’avions rien à perdre. Il fallait trouver un nouveau marché pour nous développer.

Après un échec aux États-Unis en 1992, nous avons décidé de persévérer. Ce choix s’est avéré payant ! Nous sommes aujourd’hui devenus leader, et travaillons avec les grandes enseignes comme Costa Coffee, Disney, McDonalds, KFC, etc. en étant vendeurs de solutions.

En tant que Président d’une entreprise « familiale », avez-vous réussi à prendre du recul et déléguer certaines de vos missions ?

J’ai toujours été très proche de la société et des collaborateurs. À partir de 1998, j’ai commencé à structurer l’entreprise.

En 1999, j’ai pris la décision d’embaucher un Directeur Général aux États-Unis pour le marché local. Cela m’a permis de déléguer cette partie pour me concentrer sur le reste du monde. Puis, un Directeur Général responsable de la zone export a ensuite rejoint l’équipe.

Enfin, depuis quelques mois, mon fils Martin vient de nous rejoindre en Asie. L’histoire familiale va continuer à s’écrire avec lui…

Partie 2 à suivre.