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Groupe Monin : management de proximité, business international (2/2)

Olivier Monin, président Groupe Monin

L’aventure des sirops Monin a vu le jour en 1912 au cœur du Berry. Créée par Georges Monin, alors commerçant dans les vins et spiritueux à Bourges, l’activité s’est progressivement développée pour se tourner vers la vente de liqueurs et sirops. Cent ans plus tard, le leitmotiv historique « La passion de la qualité » anime toujours Olivier Monin, petit-fils du fondateur et aujourd’hui Président de l’entreprise familiale. Partie 2

Quelles sont les valeurs du Groupe MONIN et pourquoi sont-elles importantes selon vous ?

Parmi les valeurs fortes de l’entreprise, nous mettons en avant la simplicité et la proximité. Cela vaut aussi bien dans notre manière de travailler que dans nos relations humaines. Lorsque l’entreprise comptait 350 personnes, je connaissais encore le prénom de chacun. À chaque embauche, nous souhaitions « Welcome to the MONIN Family ! » au nouvel arrivant.

Autre exemple, aujourd’hui encore, notre comité de direction est composé de 6 membres seulement, malgré la taille du groupe, afin d’éviter la complexification du processus de décision.

Nous sommes également résolument pragmatiques. Quand nous sommes confrontés à une problématique, nous savons changer de cap, nous adapter, pour redresser la barre.

Quels sont les défis à venir pour le Groupe MONIN ?

La marque MONIN propose déjà des sirops traditionnels, des purées de fruits et une gamme de sauces entre autres. Le défi pour nous est de nous positionner sur de nouvelles catégories de produits.  C’est pourquoi nous avons lancé en octobre dernier la marque « Paragon », une gamme de cordial* (*ndlr : liquide sucré et non-alcoolisé souvent utilisé dans les cocktails). Moins sucré qu’un sirop traditionnel, et présente un très fort profil aromatique, issu de trois poivres provenant du Cameroun, d’Éthiopie et du Népal. C’est une gamme que nous avons développée pour répondre à la demande de professionnels de plus en plus experts et exigeants. L’objectif est toujours d’être à la pointe de l’innovation et de répondre aux attentes des consommateurs, en phase avec des valeurs et habitudes de consommation qui évoluent.

Quels conseils donneriez-vous à d’autres dirigeants d’ETI ?

D’utiliser davantage cette réponse face aux demandes des clients : « La réponse est oui. Quelle est la question ? » : c’est un adage que j’ai appris lors de mes années aux États-Unis… L’idée est bien de savoir se débrouiller, élargir son état d’esprit, pour toujours trouver une solution pour le client.

Il faut se renouveler et être souple face aux habitudes de chaque pays en proposant… du local de manière globale. On peut dire que nous faisons du « glocal », en partant d’une stratégie mondiale qui est adaptée aux conditions locales.

Enfin, mon dernier conseil serait de ne pas avoir peur d’essayer ! C’est l’excellent principe du « learning by doing », pratiqué par les startups… Une manière pragmatique de se développer, à conserver, même dans une entreprise plus importante !