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Hermes-Boissons : Produire, pour lutter contre les pénuries (1/2)

Historique, tout en étant ancré dans le présent et l’innovation, l’embouteilleur isardien Hermes-Boissons a su révéler toute son agilité pendant la crise. Aux portes de l’ETI avec ses 90 salariés et ses 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, l’entreprise a tout d’une grande… et ce n’est pas les deux mois qui viennent de s’écouler qui changeront le cours des choses. Rencontre avec son Président Tom François. 1/2

Comment est structurée la société et quelles ont été les grandes lignes de sa stratégie de développement jusqu’à maintenant ?

Nous existons depuis 110 ans et sommes fiers d’être la dernière laiterie isardienne à avoir survécu à la crise des quotas laitiers en réussissant le virage vers l’embouteillage de jus de fruits frais.
Cette transformation a été opérée en 1989. Ce qui symbolise Hermes-Boissons, c’est donc son agilité, sa faculté de rebond et d’innovation… inscrites dans l’ADN de l’entreprise.

Et notre passé récent le prouve encore, puisque fin 2019, nous sommes devenus le 1er acteur au monde, capable de produire un jus pressé à froid, afin de préserver les caractéristiques naturelles des fruits. Jusqu’alors, nous étions spécialistes de l’embouteillage de jus de fruits frais pour différentes marques, et nous sommes désormais producteurs… Une véritable révolution, pour l’entreprise, mais aussi d’un point de vue industriel. Cette transformation technique de notre outil nous a d’ailleurs valu de remporter le Manufacturing Innovation Award début 2020.
Aujourd’hui, nos clients sont des marques présentes en France et à l’étranger, des distributeurs ou encore des acteurs de la Région Hauts de France. Nous leur mettons à disposition un savoir-faire, des projets d’innovation et notre marque de fabrique : la qualité.

Comment la crise affecte-t-elle aujourd’hui votre entreprise ?

Nous avons principalement deux marchés, celui de la grande distribution d’une part, et celui de la restauration hors foyer (dont les cantines scolaires), d’autre part. Ce second marché s’est éteint avec le confinement, et certaines de nos lignes ont été mises à l’arrêt.
Concernant le marché de la grande distribution, il y a d’abord eu une augmentation de l’activité, en répercussion au mouvement de stockage constaté en ouverture de crise, puis une baisse progressive et enfin une stabilisation.

Quelle que soit la situation, notre priorité a toujours été de répondre à la demande, cela nous semblait important de continuer à produire pour éviter à tout prix les pénuries en France.
Pendant la crise, sur les 90 personnes de l’entreprise, plus de 60 travaillaient dans notre atelier de production, et en raison du confinement et des problématiques de garde d’enfants, notre taux d’absentéisme a atteint les 10%. Il a donc fallu gérer cette situation. Nous avons une organisation qui repose sur les trois-huit, et la soudaineté et la violence de la crise ont évidemment impacté ce fonctionnement.

Quelles ont été vos décisions ces 3 dernières semaines pour maintenir au maximum votre activité ?

Étant situés dans l’Oise, l’un des premiers clusters du coronavirus, nous avons bénéficié d’une petite avance dans l’anticipation des risques. Celle-ci nous a permis de mettre en place un plan de continuité d’activité sur le site.
Plusieurs mesures ont ainsi été prises, concernant deux aspects fondamentaux : la protection des collaborateurs d’une part et d’autre part le maintien de notre activité pour lutter contre les éventuelles pénuries.

Concernant les salariés, nous avons adopté quantité de mesures sur la base d’échanges approfondis avec les acteurs de notre filière notamment, gestes barrières, distanciation, ségrégation des équipes à la prise de poste et limitation du nombre de personnes par pièce. En parallèle nous avons généralisé le télétravail pour l’ensemble (ou presque) des fonctions supports (un peu moins de 25% de nos effectifs) ;

Concernant le maintien de notre activité, tout notre effort s’est porté sur la poursuite de la production, nous n’avons donc pas eu recours aux mesures de chômage partiel. Notre grande fierté a été de constater une très grande motivation de la part de nos équipes durant cette période.

Le fait que la crise du Covid ait atteint de manière échelonnée les différents pays d’Europe, avec pour corollaire des mesures de confinement décalées dans le temps, nous a permis de répliquer progressivement nos plans de continuité et d’assurer nos livraisons.

On a vu apparaître quelques initiatives solidaires dans les PME et ETI, est-ce votre cas également ?

Bien sûr… Il nous semblait important de participer au mouvement d’entraide existant au sein de notre tissu local et régional, d’autant que nous y sommes très attachés.
Nous avons ainsi fait don de nos masques aux hôpitaux de l’Oise, soit 80% de nos stocks, et ce, dès le début de la crise.Nos équipes ont aussi distribué des jus aux hôpitaux et à des associations locales pour personnes défavorisées.

Sur notre site, une de nos assistantes a produit des masques réutilisables pour ses collègues.
Enfin nous avons participé à l’effort de soutien de certaines entreprises locales, notamment une boulangerie industrielle, en commandant tous les vendredis des produits mis à disposition gratuitement pour nos salariés.
Ce ne sont que quelques initiatives, parfois symboliques, mais nous avions vraiment envie, à notre échelle, de participer à l’effort collectif !

Ces engagements que nous avons pris, sont aussi un motif de fierté pour nos collaborateurs pendant la crise. Ce mouvement de générosité a eu un vrai rôle dans la motivation de nos salariés et l’esprit d’équipe.

À suivre…