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LSDH : la laiterie qui déborde… d’initiatives ! (2/2)

La laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH) fait partie des ETI françaises qui ont traversé la crise sanitaire comme un navire affronte une tempête. Télétravail, chômage partiel, fluctuation déconcertante de l’activité à la hausse comme à la baisse : Emmanuel Vasseneix, le PDG, a géré la crise en appliquant décrets et recommandations au jour le jour, tout en prenant soin de conserver un lien bienveillant avec ses collaborateurs. C’est d’ailleurs un de ses leitmotivs : les Hommes doivent être au centre des préoccupations des entrepreneurs. Suite du récit d’Emmanuel Vasseneix.

Quelques mois après le confinement national, comment se déroule la reprise d’activité pour LSDH ?

Nous avons très peu fait appel au chômage partiel et également très peu sollicité les aides de l’État. Si l’on veut être honnête, soit une entreprise est réellement en difficulté et a un besoin vital de ces aides, soit elle ne l’est pas. Si l’idée est de rembourser ces aides un jour ou l’autre, autant s’en passer dès le départ, quand c’est possible.

Ne pouvant plus se déplacer, nos commerciaux ont pu bénéficier du chômage partiel. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mes collaborateurs sont formidables et j’en suis fier. Quoi qu’il en soit, si leur santé était un jour en danger, je fermerais les portes de l’entreprise avant même la publication des décrets ou arrêtés gouvernementaux.

Cette crise a permis de valoriser le dialogue social établi depuis plus de vingt ans. Que chacun, du fournisseur au préparateur en passant par le routier qui transporte la marchandise, se sente considéré nous a permis de maintenir la mobilisation dans les meilleures conditions possibles. Enfin, nous avons octroyé deux primes à nos collaborateurs : la prime PEPA[1] et, pour certains, une autre de 1 000 €.

Concernant votre stratégie, qu’est-ce que cette crise a changé pour vous ?

Comme beaucoup d’autres entreprises, nous avons réexaminé nos fondamentaux économiques, pour autant, nous avons décidé de ne rien changer… Si la stratégie élaborée au fil des années est bonne dès le départ alors, Covid ou non, elle n’a pas besoin d’être modifiée.

Cependant, des difficultés que nous connaissions déjà ont été exacerbées. Il y a quatre problématiques majeures en France qui freinent l’entreprise : le coût du travail, la surrèglementation, la taxation croissante ainsi que les difficultés de recrutement. Mais je considère certaines de ces problématiques comme normales : la taxation par exemple. Ancrées localement, il est naturel que les entreprises contribuent financièrement au développement des territoires.

En revanche, la surrèglementation est une véritable problématique. Aujourd’hui par exemple, pour obtenir un permis de construire, il faut attendre parfois trois ans, contre un an en Allemagne. Idem pour le recrutement et la mise à disposition de formations et de compétences. Par ailleurs, les transitions agricoles et environnementales attendues ne pourront se faire sans un investissement dans l’accompagnement pédagogique. Un système de mesure de l’efficacité des moyens mis en place doit aussi être élaboré. Dans tous les cas, il faudrait arrêter de poser des plâtres sur des jambes de bois.

Le mot de la fin : avez-vous un message à faire passer, en tant que chef d’entreprise d’une ETI aux autres dirigeants d’entreprises ? 

Le plus important est de montrer ce que l’on fait, expliquer ce que l’on réalise, mettre en valeur les femmes et les hommes qui œuvrent chaque jour à nos côtés ! Être présent, fait partie de mes engagements et c’est l’une des clés pour continuer à croître, en embarquant les différentes parties prenantes. Plus encore en cette période, il faut rester humble et être à l’écoute de tous les collaborateurs, peu importent leurs missions au sein de l’entreprise.

Le second point et non le moins important : les Hommes, les Hommes, les Hommes avec un grand H ! Il faut les remettre au centre de nos préoccupations d’entrepreneur. Nous œuvrons pour le partage des richesses créées. Au sein du groupe LSDH, nous réalisons un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros. Plus de 25 % du résultat net de l’entreprise est directement reversé aux salariés et j’en suis fier.

Les Hommes, c’est le cœur de nos entreprises, il faut en prendre soin !

[1]Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat. Elle est exonérée d’impôts et de prélèvements sociaux https://www.economie.gouv.fr/cedef/prime-exceptionnelle-pouvoir-achat