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Fonroche Eclairage, le pari du solaire

En proposant des systèmes d’éclairage public autonome au niveau énergétique, Fonroche Eclairage s’est positionné sur un créneau porteur et multiplie aujourd’hui les contrats dans le monde entier. Rencontre avec Laurent Lubrano, directeur général de cette entreprise lot-et-garonnaise.

Pourquoi avoir choisi ces différents positionnements dans les énergies renouvelables ?

Nous avons commencé dans le solaire photovoltaïque. Nous étions à la fois développeur et producteur, nous fabriquions nos propres panneaux. En 2010, nous nous sommes diversifiés avec d’autres activités : le biogaz, la géothermie et l’éclairage solaire. Après avoir cédé la branche photovoltaïque en 2017, nous avons décidé de recentrer notre activité sur l’éclairage solaire en cédant, il y a quelques semaines, la branche biogaz à Total. Le biogaz nécessitait de gros investissements pour poursuivre sa croissance. L’éclairage solaire est donc devenu notre activité principale.

Aujourd’hui, avec Fonroche Lighting, nous sommes leader sur la France dans l’éclairage public, avec 55 % de part de marché, alors que nous réalisons 80 % de notre chiffre d’affaires (près de 70 millions d’euros au total) à l’étranger !

Pourquoi souhaitiez-vous faire de l’éclairage solaire votre cœur d’activité ?

L’éclairage public, c’est un énorme marché mondial, évalué à 25 milliards de dollars. Ce marché est essentiellement constitué de solutions raccordées au réseau. Or l’éclairage solaire autonome a un grand avenir parce qu’il ne nécessite ni raccordement, ni tranchée, ni tableau électrique, etc. Se raccorder au réseau a un impact environnemental plus important, il faut de l’essence pour les camions, des matériaux, etc.

Outre ses qualités environnementales et économiques, le solaire permet d’aller beaucoup plus vite. Nous sommes capables de révolutionner complètement l’éclairage d’une agglomération de 100 000 habitants – ce qui représente entre 15 et 20 000 points lumineux – et de la rendre autonome en un an et demi. Et elle économisera 40 % sur sa facture d’énergie.

Avant la crise sanitaire, vous aviez lancé d’importants projets, notamment au Sénégal, où en sont-ils ?

Nous avons en effet un gros projet au Sénégal, avec 50 000 lampadaires, de quoi éclairer 6 millions d’habitants, soit un tiers du pays. Il était prévu sur trois ans mais nous allons probablement le finir en moins de deux, car nous avons déjà livré 47 000 lampadaires. Un projet similaire au Bénin est également en cours, avec 15 000 lampadaires.

En parallèle, il y a aussi la construction de notre nouveau siège, dans lequel nous aurons aussi un centre de formation et un espace dédié à la recherche et développement. Cela représente 10 000 m2 de bâti, sur un parc total de quatre hectares, au sein du technopole Agen-Garonne.

Le Covid a donc eu pour l’instant assez peu d’impact sur nos projets et, surtout, il n’a pas freiné notre développement : nous avons embauché 60 nouveaux collaborateurs sur l’année 2020 !

Pourquoi avoir investi dans un nouveau siège ?

Parce que nous étions à l’étroit ! Mais aussi parce que nous sommes ambitieux et que nous avions besoin de place pour développer nos projets, pour aller plus loin sur les batteries, sur les systèmes, sur la technologie en général. Pour la partie commerciale, il y a aussi un immense showroom pour nos lampadaires, que nous avons appelé BlackRoom car nos produits pourront être testés dans différents niveaux d’obscurité.

Cela nous permet aussi de développer nos projets autour de la formation, à tous les niveaux de métiers. Nous pourrons également former les maîtres d’ouvrage et nos clients. Par exemple le directeur technique d’une collectivité aura un attrait pour la technologie mais il est naturel qu’il ne la maîtrise pas complètement, donc il aura des questions à nous poser et nous proposerons des ateliers dédiés.

Avez-vous d’autres perspectives de développement ?

Nous sommes en train de travailler sur un nouveau modèle économique à proposer aux clients, dans lequel nous vendrons de la lumière et non des lampadaires. Pour chaque contrat, nous créerons une société dédiée, qui financera l’installation puis nous assurerons l’exploitation pendant quinze ou vingt ans. La collectivité nous versera un loyer mais elle prendra ainsi moins de risque au niveau financier.